Trucs de maman

Comment choisir : allaitement ou biberon ?

Panneau de signalisation indiquant plusieurs direction sur fond de ciel rose

Ça y est, vous l’avez appris il y a peu de temps, vous êtes … enceinte ! Ça ne fait que quelques semaines et pourtant vous vous posez déjà des centaines de questions. Comment va-t-on l’appeler ? De quoi avons-nous besoin avant sa naissance ? En réalité, je m’en suis posé bien plus que ça mais je vous la fais courte. La plus importante a été : vais-je choisir l’allaitement ou le biberon ?

Il n’y a pas de bonne ou mauvaise réponse, on a le choix ! Bien que votre avis puisse changer au cours des 9 mois que dure la grossesse ou bien même après la naissance de votre tout petit, il est quand même intéressant de se pencher sur la question avant le jour J.

Eh oui, sans vouloir vous faire peur – non non c’est carrément pas mon genre -, le jour de l’accouchement n’est pas vraiment propice aux prises de décisions importantes.
On consacre plutôt cette journée aux contractions, à la panique, à hurler sur son compagnon en disant de douces phrases du genre : « plus jamais d’enfant ! » à profiter des derniers moments à deux, à se préparer sereinement à l’arrivée de ce petit être tant attendu…

Comme tout ça prend du temps, s’être déjà renseignée sur le lait maternel et les préparations infantiles, c’est mieux. On fait le point !

Sein ou biberon ?
Sein ou biberon ?


Comment savoir si l’allaitement est fait pour moi ?

J’avais lu quelque part que l’Organisation Mondiale de la Santé recommande d’allaiter son bébé jusqu’à ses 6 mois. Les pédiatres eux, s’accordent à dire que jusqu’à 1 an c’est mieux. Bah oui sûrement mais ça ne nous aide pas à savoir « comment » on fait.

Tout s’apprend

Quand on y pense, l’allaitement est un acte tout ce qu’il y a de plus naturel. On s’attend à ce que ce soit inscrit dans nos gènes et qu’au moment venu, on sache exactement quoi faire. En fait, non. L’allaitement ça s’apprend. Et pas seulement pour nous, c’est un apprentissage mutuel avec bébé. Je vais vous donner les différentes pistes que j’ai suivies pendant ma grossesse pour m’aider à faire mon choix :

  • Commencer par lire, comme ça, même pas besoin de quitter le canapé !
    Orientez-vous vers des magazines ou des sites internet spécialiséscomme Les Joies De Maman par exemple, qui est particulièrement riche en informations pertinentes ! – ou encore des livres. Au cours de mes recherches pendant ma grossesse, j’ai eu l’occasion de lire le livre du Dre Marie Thirion L’allaitement, de la naissance au sevrage. Cet ouvrage m’a beaucoup aidée à comprendre le principe de l’allaitement et à m’y préparer. Je précise qu’il contient une assez grosse partie d’explications scientifiques mais pas de panique, pas besoin de comprendre tous les mécanismes biologiques pour mener un allaitement serein !
  • Se renseigner auprès de sa sage-femme.
    Elle pourra répondre aux questions que vous vous posez avant l’accouchement mais aussi après. Les cours de préparation à l’accouchement sont une bonne occasion alors n’hésitez pas. Je n’ai pas pu assister à ces cours et je l’ai regretté parce que je me suis retrouvée à l’accouchement avec des questions en suspens et un stress supplémentaire – bah oui, l’accouchement en lui-même n’était pas assez stressant alors une petite couche en plus c’est top ! -. Heureusement pour moi, dans ma maternité les sages-femmes m’ont beaucoup aidée.
  • Se tourner vers une association spécialisée comme la Leach League ou Solidarilait.
    Vous pouvez contacter ou rencontrer des conseillères en lactation qui pourront vous donner des conseils ou bien assister à des réunions pour échanger avec d’autres mamans allaitantes qui pourront vous aiguiller.
  • Parler à des femmes de son entourage qui ont allaité et qui ont aimé ça.
    Demandez-leur un avis objectif même si pour cela elles doivent vous détailler les côtés moins « glamour » de l’allaitement. Rien ne sert d’enjoliver la chose et mieux vaut pour vous que vous soyez au courant de tout ce qu’implique d’allaiter son bébé. J’ai appris à mes dépends que même quand on connait la théorie, la pratique réserve toujours des surprises !



J’en parle au papa

Chéri, écoute moi

En réalité, c’est la première chose que j’ai faite, avant même de me renseigner. Mon avis penchait déjà vers l’allaitement alors j’en ai discuté avec Papa Tornade pour lui demander son opinion. Alors oui, c’est moi qui porte bébé, moi qui accouche et ce sont mes seins mais on prend presque toujours nos décisions à deux alors c’était important.

Avec le recul, je peux vous dire que les débuts de l’allaitement ne sont pas simples et le soutien de son compagnon est indispensable. Alors parlez avec lui. Peut-être qu’il souhaite donner des biberons à son bébé ou bien qu’il ne veut pas « partager » vos seins. Prenez le temps de lui expliquer pourquoi ça compte pour vous et rassurez-le. Dites-lui que vous aurez besoin de lui pour vous amener bébé dans la nuit par exemple ou pour vous soutenir dans les moments où vous douterez parce que oui, vous vivrez ce genre de moments. Expliquez-lui aussi que vous pourrez tirer votre lait pour qu’il le donne au biberon. Enfin bref, dites-lui ce que vous avez sur le cœur et écoutez en retour ce qu’il pense.

Je casse les idées reçues

  • Je n’ai pas assez de lait :
    Plusieurs femmes de mon entourage m’ont dit ne pas avoir pu allaiter ou du moins pas aussi longtemps qu’elles l’auraient souhaité par manque de lait mais j’ai appris que le lait est produit par la succion de bébé sur le sein donc plus bébé tète plus vous produisez de lait c’est pourquoi il faut favoriser l’allaitement dit « à la demande ».
  • Allaiter ça fait toujours mal :
    Vous aurez certainement mal au début, le temps de prendre vos marques et que bébé prenne les siennes mais ça ne durera pas. Si les douleurs persistent alors c’est qu’il y a un ajustement à faire, au niveau de la position de bébé par exemple.
  • Si on allaite, on déforme ses seins :
    C’est surtout la grossesse qui modifie vos seins et plus particulièrement le poids que vous prenez. Vos seins ne grossiront qu’au début de l’allaitement, le temps que la lactation s’adapte aux besoins de bébé.
  • Quand on allaite on ne peut pas prendre de médicaments : et
    Si certaines molécules ou certains médicaments sont interdits, beaucoup sont autorisés, même les antibiotiques. Globalement, les règles à suivre sont les mêmes que pendant la grossesse. Informez toujours les professionnels de santé que vous allez voir de votre allaitement, ils adapteront ainsi les traitements proposés.
  • Pour allaiter il faut faire attention à ce que l’on consomme : et :
    Une fois la grossesse et toutes les restrictions alimentaires passées, j’ai eu un peu peur qu’on m’interdise encore le fromage et la charcuterie pour l’allaitement – amour de la gastronomie française quand tu nous tiens – mais quel soulagement quand on m’a dit que je pouvais manger ce que je voulais ! Le tout est de manger varié et équilibré, certains aliments modifient le goût de votre lait, vous verrez donc par vous-même ce que bébé aime ou aime moins. J’ai dit que ce point était vrai et faux parce qu’il faut tout de même faire attention à la consommation de certains produits (café, alcool, cigarette …) et en parler à son médecin.

OK, donc ça c’était pour l’allaitementcomment ça c’est long ? – alors maintenant on passe au biberon.


Et si je préfère le biberon ?

Vous avez lu la première partie de cet article et vous vous dites que l’allaitement ce n’est pas pour vous mais vous avez quand même quelques doutes sur le biberon. Je vous dis tout de suite ce que j’en sais – Attention spoiler ! Je ne suis pas experte -.

Je préfère le biberon
Je préfère le biberon

Je me rassure

On commence tout de suite par déculpabiliser ! Nous sommes au 21ème siècle et les bébés nourris au biberon se portent très bien. Ils sont en aussi bonne santé que les bébés allaités. J’ai souvent entendu une phrase que j’aime beaucoup : Mieux vaut donner un biberon avec amour que le sein par obligation … Je vous laisse méditer.

Mieux vaut donner un biberon avec amour que le sein par obligation

  • Pas de risque de carence.
    Les préparations infantiles sont aujourd’hui développées de manière à se rapprocher le plus possible du lait maternel. Ce dernier est impossible à copier car très complexe mais les laits en poudres sont parfaitement adaptés aux besoins physiologiques de bébé. Ils contiennent des vitamines, du fer, des acides gras, etc. donc il n’y a aucun risque de carence. Ce qui diffère le plus par rapport au lait maternel ce sont les anticorps. Ils sont transmis par le lait maternel mais pas uniquement, nous en donnons à notre bébé, via le placenta, tout au long de la grossesse.
  • Donner le sein c’est allaiter grâce à un autre « contenant ».
    Je pensais, à tort, que donner le biberon ne serait pas aussi « intime » que donner le sein. Que je ne serais pas aussi proche de mon bébé. Mais en réalité il est dans vos bras de la même façon, il vous regarde dans les yeux, attrape vos doigts autour du biberon. C’est un gros câlin, comme quand vous allaitez alors pas de soucis à se faire de ce côté-là.
  • Ne vous laissez pas culpabiliser par des personnes extérieures.
    La sage-femme de la maternité, mamie Henriette et la voisine vous disent que vous avez tort de donner le biberon. Expliquez-leur un bonne fois pour toute votre choix (pas à l’aise avec l’idée de voir bébé au sein, envie que papa lui donne à manger, etc.) et basta ! Si elles continuent – ce qui est très probable car il y a des gens qui sont persuadés d’avoir LA réponse – laissez entrer leurs paroles par une oreille et ressortir aussitôt par l’autre ou bien, en version radicale, arrêtez de les voir.



Je fais confiance au pédiatre

Je ne connais pas tous les laits industriels qui existent mais je pense pouvoir dire sans me tromper qu’il y en a plus de 100 sur le marché. Vous vous imaginez devant le rayon au super marché ? Plouf plouf au bout de 3 ce sera toi … Clairement non, c’est impossible.

Heureusement que le pédiatre, votre meilleur ami depuis la naissance de bébé j’ai mis le numéro de la mienne en favoris sur mon téléphone, est là pour vous aider à démêler tout ça. Sur la base de ce que vous lui direz à propos de votre enfant, il choisira le lait le plus adapté. Il vous faudra peut-être faire plusieurs essais avant de trouver celui qui convient le mieux mais il y a beaucoup de solutions. Pour nous par exemple, lorsque nous avons commencé à donner des biberons à Petite Tornade, on a eu la chance que le premier lait relais testé convienne mais comme elle régurgite beaucoup, la pédiatre nous a conseillé d’alterner avec du lait anti-régurgitation (AR).

Conclusion, faites confiance au pédiatre pour choisir le bon lait pour votre bébé mais faites vous confiance à vous aussi, après tout qui connait mieux son bébé que sa maman ?

Stéthoscope de médecin
Faites confiance a pédiatre

L’allaitement mixte : qu’est-ce que c’est ?

Cette pratique consiste à donner le sein à bébé mais également des biberons. Je vous conseil de ne pas donner de biberon avant que votre bébé atteigne 1 mois pour éviter la confusion sein/tétine (recommandation faite par ma sage-femme). Vous l’aurez peut-être compris en lisant cet article, moi j’ai choisi d’allaiter Petite Tornade. Lorsqu’elle a eu 2 mois, j’ai décidé de tirer un peu mon lait pour que Papa Tornade puisse lui donner quelques biberons de temps en temps si je n’étais pas là. Je vous confirme qu’à cet âge-là, il n’y a pas eu de confusion entre le sein et la tétine mais nous avions choisi, exprès, des tétines censées « reproduire » la forme du sein de la mère de moi quoi.

Par la suite et pour des raisons médicales, nous avons dû lui donner des biberons de complément le soir, donc avec du lait en poudre, ce que je vous expliquais un peu plus haut. Petite Tornade est donc allaitée à 90% et reçoit 10% de biberon, je considère donc que c’est un allaitement mixte. Et pourtant, en parlant avec des professionnels de santé, les avis divergent. Certains estiment que vue la très petite quantité de biberon, j’allaite encore exclusivement. Mais finalement peut importe le nom que ça porte, mon bébé boit des préparations infantiles en plus du lait maternel et ne s’en porte pas plus mal !


Bilan

Pour conclure cet article – un peu long non ? -, moi j’ai choisi l’allaitement et je n’ai aucun regret. Je dirais même que c’est le contraire, j’ai finalement allaité bien plus longtemps que je ne l’aurais imaginé. Je serais donc plus à même de vous parler de l’allaitement que du biberon dans de prochains articles.

Je suis quand même bien heureuse, en tant que femme, d’avoir eu le choix et je ne peux que vous encourager à vous écouter.

Ce billet n’est pas exhaustif et ne propose que quelques éléments de réponse mais j’espère qu’il vous aidera à faire votre choix. Quoiqu’il en soit, ce choix n’est jamais définitif et peut changer à tout moment. Le plus important est de faire ce que vous voulez et d’être le plus à l’aise. Ne choisissez pas l’allaitement ou le biberon parce que c’est la mode ou parce que tata Claudine dit que c’est mieux, faites-le parce que vous êtes sûre que c’est ce qu’il y a de mieux pour votre bébé et pour vous. Allaitement ou biberon ? Finalement le plus important, c’est d’être en accord avec soi-même.

Alors les mamans, avez-vous choisi l’allaitement ou le biberon ?
Et les futures mamans, décidées ou pas encore ?

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4 Commentaires

  • Lauranne
    16 mai 2019 à 10 h 27 min

    Merci pour ton message Anna !
    Effectivement, il existe tellement de biberons différents qu’il ne faut pas y aller à l’aveugle et toujours garder en tête que bébé peut ne pas accepter celui qu’on aura acheté. J’en avais acheté très peu avant la naissance justement au cas où il faudrait en changer 🙂

  • Anna
    12 mai 2019 à 17 h 43 min

    Article très intéressant, on oublie souvent de le dire, mais la qualité du biberon est important avant l’achat. Pensez à comparer 😉
    Il faut déculpabiliser si vous donnez le biberon, c’est tout à fait normal, comme tu le dis à la fin de ton article : le plus important, c’est d’être en accord avec soi-même !

  • Lauranne
    8 mai 2019 à 21 h 38 min

    C’est tellement agréable d’avoir le choix. Le plus dur étant bien sûr, dans les deux cas, le regard et le jugement des autres.
    Mais comme tu le dis, le plus important est d’être sereine 🙂
    Merci de ton passage !

  • Annette
    8 mai 2019 à 15 h 57 min

    Merci d’avoir dit aux futures mamans de déculpabiliser si elles choisissent le biberon, c’est important.
    Pour ma part, j’avais choisi le biberon pour mes deux filles et j’étais épanouie et sereine dans ce choix pour donner le meilleur à mon bébé.